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DPE local commercial et tertiaire : méthode sur consommations, prix, cas d'exemption

Par Hugo, diagnostiqueur certifié, UNODIAG. Publié le samedi 24 octobre. Mis à jour le samedi 24 octobre.

Le DPE d'un local commercial ou de bureaux est obligatoire à la vente, à la location, où il est annexé au bail, et à la livraison d'un bâtiment neuf. Il est établi sur les consommations réelles des trois dernières années, à partir des factures d'énergie. Constructions provisoires, petits bâtiments indépendants et lieux de culte en sont dispensés.

DPE des locaux commerciaux et tertiaires : les faits, vérifiés au 15 octobre 2026
PointRègle
Quand il est obligatoireVente (remis à l'acquéreur), location (annexé au bail commercial ou professionnel), bâtiment neuf (à la livraison)
Bâtiments visésTout bâtiment ou partie de bâtiment clos et couvert, hors exemptions
AffichageObligatoire dans les établissements recevant du public de 1re à 4e catégorie de plus de 500 m²
MéthodeConsommations réelles relevées sur les factures (arrêté du 15 septembre 2006), en général sur les trois dernières années
Validité10 ans
ExemptionsArticle R.126-15 du CCH : constructions provisoires de 2 ans au plus, bâtiments indépendants de moins de 50 m², lieux de culte, bâtiments agricoles, artisanaux ou industriels peu chauffés, entre autres
Prix UNODIAGEnviron 500 € TTC, déplacement compris, selon surface et nombre de compteurs

Quand le DPE d'un local commercial est-il obligatoire ?

Trois situations déclenchent l'obligation. La vente d'un local, d'un plateau de bureaux ou d'un entrepôt : le DPE est remis au candidat acquéreur et annexé à la promesse. La mise en location : le DPE est annexé au bail commercial ou professionnel, et son étiquette figure dans l'annonce. La livraison d'un bâtiment neuf : le maître d'ouvrage remet le DPE au propriétaire.

S'y ajoute une obligation d'affichage. Les établissements recevant du public de 1re à 4e catégorie dont la surface dépasse 500 m² doivent afficher leur DPE de manière visible : centres commerciaux, grandes surfaces, hôtels, salles de spectacle, établissements d'enseignement.

Le local tertiaire répond aux mêmes textes que le logement : il s'agit du même diagnostic de performance énergétique, avec une étiquette énergie et une étiquette climat, valable 10 ans. Ce qui change, c'est la méthode de calcul.

Comment se calcule un DPE sur consommations réelles ?

Pour un logement, le DPE utilise une méthode conventionnelle : le diagnostiqueur modélise le bâti et les équipements, et le logiciel calcule une consommation théorique. Pour un local tertiaire, cette modélisation ne tient pas : les usages sont trop variés. Un restaurant, un cabinet médical et un entrepôt n'ont rien en commun. Le DPE est donc établi sur les consommations réelles.

Concrètement, le diagnostiqueur procède ainsi.

  1. Il collecte les factures d'énergie du local : électricité, gaz, fioul, réseau de chaleur, bois. L'idéal est trois années complètes ; une seule année est acceptée quand l'historique manque.
  2. Il visite le local, relève la surface, les équipements de chauffage, de climatisation, d'eau chaude, de ventilation et d'éclairage, et vérifie que les compteurs correspondent bien au périmètre loué ou vendu.
  3. Il convertit les consommations en énergie primaire par mètre carré et par an, puis en émissions de gaz à effet de serre, pour obtenir les deux étiquettes.
  4. Il rédige le rapport, avec des recommandations d'amélioration adaptées à l'activité.

Conséquence directe : le résultat reflète l'usage de l'occupant précédent. Un local chauffé à 23 degrés jour et nuit obtiendra une étiquette moins bonne que le même local mieux géré. C'est une information utile pour le preneur, qui voit ce que lui coûtera réellement l'énergie.

Un cas fréquent en Île-de-France : le local est vacant depuis longtemps ou le compteur est partagé avec le reste de l'immeuble. Le diagnostiqueur demande alors l'historique au fournisseur ou au gestionnaire, et répartit les consommations au prorata quand c'est possible. Sans aucune donnée exploitable, il le mentionne dans le rapport.

Quels documents préparer pour le DPE d'un local tertiaire ?

  • Les factures d'énergie des trois dernières années, ou les relevés annuels du fournisseur, pour chaque énergie utilisée.
  • Le bail en cours ou le descriptif du local, avec la surface.
  • Les plans, s'ils existent, et la liste des compteurs.
  • Les factures des travaux récents sur le chauffage, la climatisation ou l'éclairage.
  • Pour un local en copropriété ou en centre commercial : la répartition des charges d'énergie si le chauffage est collectif.

Avec ces pièces réunies avant la visite, le rapport est livré sous 24 à 48 heures. Sans factures, le rendez-vous est repoussé : le DPE tertiaire ne peut pas être établi à partir du seul relevé du bâti.

Quels locaux sont exemptés de DPE ?

L'article R.126-15 du Code de la construction et de l'habitation liste les bâtiments dispensés. Les cas les plus courants :

  • les constructions provisoires prévues pour une durée d'utilisation de 2 ans au plus ;
  • les bâtiments indépendants dont la surface de plancher est inférieure à 50 m² ;
  • les bâtiments à usage agricole, artisanal ou industriel qui ne demandent qu'une faible quantité d'énergie pour le chauffage ou le refroidissement, en dehors de l'activité elle-même ;
  • les lieux de culte ;
  • les monuments historiques classés ou inscrits ;
  • les bâtiments non chauffés et non climatisés.

Un box de stockage sans chauffage, un atelier dont seule la machine consomme, un kiosque de moins de 50 m² posé à l'écart d'un autre bâtiment entrent dans ces cas. Un local commercial en pied d'immeuble, un bureau, une boutique ou un cabinet n'y entrent pas : le DPE est dû.

À ne pas confondre avec le dispositif éco-énergie tertiaire. Celui-ci impose aux bâtiments ou ensembles tertiaires de 1 000 m² et plus de réduire leurs consommations et de les déclarer chaque année sur la plateforme OPERAT. C'est une obligation distincte, qui ne dispense pas du DPE et ne le remplace pas.

Combien coûte un DPE de local commercial ?

Chez UNODIAG, un DPE local commercial coûte environ 500 € TTC, déplacement compris en Île-de-France. Le prix varie avec la surface, le nombre d'énergies et de compteurs, et la qualité du dossier de factures. Un petit local en pied d'immeuble avec un compteur électrique se situe en bas de la fourchette ; un plateau de bureaux de plusieurs centaines de mètres carrés avec chauffage collectif et climatisation, au-dessus.

Pourquoi plus cher qu'un DPE de logement, facturé de 100 à 170 € ? Le travail de collecte et d'analyse des factures est plus long, la surface plus grande, et la responsabilité engagée vis-à-vis d'un bail commercial de 9 ans n'est pas la même. Le détail de la grille figure sur nos tarifs de diagnostic immobilier.

Pour une vente, le DPE tertiaire se combine avec l'état amiante si le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, l'état des risques et, selon la commune, l'état termites. Le devis groupe l'ensemble en une seule visite.

Sources officielles

Vous vendez ou louez un local commercial, un bureau ou un entrepôt ? Indiquez la surface, la commune et l'usage du local : le prix s'affiche immédiatement, sans engagement. Pour connaître le vôtre, un seul geste : obtenir mon prix en 1 minute.

Questions fréquentes

Le DPE est-il obligatoire pour un bail commercial ?

Oui. Le DPE est annexé au bail commercial ou professionnel lors de sa signature, et son étiquette figure dans l'annonce de location. Seuls les locaux exemptés par l'article R.126-15 du CCH en sont dispensés.

Que faire si je n'ai pas les factures d'énergie du local ?

Demandez l'historique de consommation au fournisseur d'énergie ou au gestionnaire de l'immeuble ; il est conservé plusieurs années. Sans aucune donnée, le DPE tertiaire ne peut pas être établi correctement, car il repose sur les consommations réelles.

Combien de temps un DPE de local commercial est-il valable ?

10 ans, comme le DPE d'un logement. Il doit être refait en cas de travaux importants modifiant le chauffage, l'isolation ou la surface, ou si l'étiquette doit être actualisée pour une nouvelle mise en location.

Un petit local de moins de 50 m² est-il exempté de DPE ?

Seulement s'il s'agit d'un bâtiment indépendant de moins de 50 m² de surface de plancher. Une boutique de 30 m² en pied d'immeuble n'est pas un bâtiment indépendant : son DPE est obligatoire à la vente comme au bail.